J' ai eu hier une conversation avec l'une de mes meilleures amies sur un aspect de mon enfance, quelque chose d'assez personnel que nous n'avions finalement jamais vraiment
abordé. J'ai trouvé son analyse trés pertinente et j'ai même été étonnée de la justesse de ses commentaires... Ma petite audrey, tu pourrais te reconvertir dans la psychologie, tu y as de
l'avenir, j'en suis sure.. Après cela, elle m'a fait beaucoup de compliments, et je dois avouer que ça m'a beaucoup touché... j'en ai même eu les larmes aux yeux ( les hormones de grossesse y ont
contribué aussi trés certainement! ).
Actuellement, je traverse une bonne période... La maternité me comble et la perspéctive d'élever notre premier enfant me ravie. Cette expérience nous a rapproché jeremy et moi, et je me projette
avec bonheur dans le futur... Comme me l'a dit audrey, je suis assez épanouie...
Mais notre conversation d'hier m'a tout de même fait réfléchir. Alors que je vis actuellement une période trés agréable, je sais qu'il persiste au fond de moi des zones d'ombre, et
malheureusement, mes "crises" la nuit me rappelent que des conflits perdurent et qu'il faut que je les règle. Comment mon enfant pourrait-il ne pas avoir peur de sa maman qui hurle la
nuit, se lève et fait des choses dont elle n'a aucun souvenir le lendemain matin? De plus, je sais que mes hurlements sont effrayants, même pour un adulte.... alors pour un petit bout, je n'ose
imaginer...
Je sais pertinemment que cela est lié à ma relation avec mon père. Je le sais parce qu'une situation récente m'a encore une fois montré combien le comportement parfois excessif de mon père peut
me peiner, m'humilier et me contrarier... alors que j'ai 24 ans!!! J'aimerais ne plus souffrir de son comportement mais je n'y parviens pas. Les souvenirs et sentiments ressentis lors
de mon enfance et adolescence ressurgissent immédiatement lorsqu'il se montre si autoritaire et violent (verbalement je parle). Preuve que cela n'est pas réglé et qu'il faut que je consulte pour
parvenir à accepter cette situation.
Je ne veux pas que mon père inspire la même terreur à mes enfants. Je ne tolérerais pas que mon père me manque de respect devant mon fils, ça, c'est quelque chose qui passerait trés
mal... Seulement, j'ai parfois l'impression qu'il ne changera jamais, et surtout, qu'il ne se rend pas compte combien son comportement est rabaissant, malsain et
destructeur...
Cela faisait longtemps que je n'avais pas repensé à tout cela, et pourtant, la blessure est toujours ouverte puisque je pleure en écrivant cet article. Je sais qu'il faut que je reprenne ma
psychanalyse après la naissance du bébé, que je trouve un psy qui m'inspire assez confiance pour pouvoir me confier.... même si j'ai énormément de mal à parler de tout cela..
Je sais que c'est nécessaire.
Commentaires