Un peu de nous, et beaucoup de nos enfants, qui ont fait une entrée fracassante dans nos vies, nos coeurs, et dans ce blog ;-)
Vivre une fausse couche est presque un tabou... On garde ce secret, par pudeur, pour ne pas avoir à se justifier, par peur d'être incomprise, par tristesse....
Je n'ai pas honte d'avouer que cet évènement m'a profondément touchée... Je suis actuellement dans ma chambre d'hôpital, à attendre que mon mari vienne me chercher après ce "curetage", et encore une fois, ma tristesse d'aujourd'hui m'a surprise...
Je me pensais plus forte...
Disons que j'imaginais avoir vraiment franchi un cap cette fois-ci....
Mais me retrouver dans ce service de maternité, devant la chambre même où nous avons séjourné, ma petite Zoé et moi deux ans auparavant.... Ce fut trop douloureux!!!
Les personnes qui me connaissent personnellement savent que je suis d'une grande sensibilité... Pleurer est le moyen pour moi d'évacuer les tensions, un trop grand stress, un trop plein d'émotion...
Alors j'ai pleuré.
J'ai pleuré devant cette porte de chambre à la maternité.
J'ai pleuré dans les toilettes pour essayer de me ressaisir.
J'ai pleuré lorsque l'anesthésiste m'a expliqué le déroulement de l'intervention.
J'ai pleuré encore en salle de réveil...
C'est étrange car rationnellement, je comprends qu'il s'agit d'un aléa de la vie. Je l'accepte.
Mais on ne contrôle pas ses émotions... On ne peut réprimer son ressenti uniquement parce que l'on sait que CA PEUT ARRIVER au cours du premier trimestre...
Ca peut arriver, et ça m'est arrivé.
J'ai pleuré une dernière fois aujourd'hui ce petit bébé que j'imaginais pouvoir serrer dans mes bras ce mois d'octobre prochain...
C'est fini.